Les vérités provisoires . Arnaud dudek

(Alma, 2017).

   

Des phrases et des chapitres courts, de l’ironie, de la tendresse, des sentiments explorés par petites touches… Le dernier roman d’Arnaud Dudek est une tragi-comédie sensible et légère qui se lit d’une traite. L’émotion est souvent relayée au second plan mais le charme agit.

Céline Carenti a disparu depuis deux ans. Son frère Jules la pleure en silence. Sans nouvelles ni explications, il tente de broder son quotidien, erre de rencontres en aventures bancales. Le chagrin de la perte et la dépression occupent le vide creusé par l’absence.
Jules finit par poser ses valises dans l’appartement qu’occupait Céline pour mener l’enquête. Il a peu d’amis (ou pas du tout) et une fâcheuse tendance à se dérober et à triturer la verité. A mesure que le jeune homme progresse en amateur, à coups de fouilles hasardeuses, on découvre l’étendue de ses talents de menteur chronique et ses tics névrosés irrésistibles.
Son désarroi se lit peu à travers les lignes. La quatrième de couverture laissait présager un texte poignant déguisé en intrigue policière, mais l’auteur évite constammant son vrai sujet, certes délicat, jusqu’à évincer peu à peu l’émotion. Néanmoins le charme opère différemment.
Jules est un personnage maladroit et attendrissant qui ne laisse pas indiférent. Arnaud Dudek dresse un portrait très convainquant d’un jeune homme en attente de renaissance. Un très bon moment de lecture !

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