La correction . Elodie Llorca

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(Rivages, 2016).

La Correction d’Elodie Llorca, qui vient de recevoir le Prix Stanislas du premier roman 2016, m’a laissée à quai. Le style joliment épuré de l’auteure et le talent dont elle fait preuve pour donner corps à la paranoïa de son protagoniste n’ont pas suffi à me faire embarquer dans ce jeu de piste d’une noirceur absolue.

Le jeune et discret François est embauché comme correcteur professionnel dans une revue. Depuis peu, il soupçonne sa patronne d’introduire des erreurs à son insu dans des copies pourtant déjà passées au crible par ses soins. il ne s’agit pas de simples coquilles, mais plutôt de lapsus révélateurs qui ne manquent pas d’attiser la curiosité du jeune homme, et d’amplifier ses névroses par la même occasion… Mais dans quel but ferait-elle ça ? Quel message se cache derrière ces lapsus dérangeants ? La patronne de François en est-elle vraiment à l’origine ? Le doute subsiste… Peu à peu, François vacille devant le jeu troublant et pervers que quelqu’un semble vouloir mener avec lui…

Chez Elodie Llorca, les mots sont pesés, le style est dépouillé et incisif, ce qui est plutôt plaisant. Le livre est imprégné d’une ambiance mystérieuse et mélancolique très pesante. Trop pour moi. Le malaise sous-jacent qui m’a en premier lieu tenu en haleine a fini par me déranger, au point de m’obliger à lâcher prise. Je n’ai pas réussi à m’attacher à cet anti-héros dépressif à la vie morose et au passé trouble. J’ai trouvé que cette histoire qui n’en est pas vraiment une peinait à remplir l’espace. Le livre repose essentiellement sur une ambiance très froide et une esthétique gothique réussie mais très peu à mon goût. Ce livre est donc à réserver aux amateurs de romans psychologiques sombres à l’excès. En êtes-vous?

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