Iles flottantes . Jean Luc Cattacin


(Phébus, parution 17 août 2017).

   

Riche en humour et en rebondissements, Iles flottantes vous fera décoller de votre quotidien pour vous attirer dans les vies complètement décapantes de deux adolescents pleins de ressources et de mauvaises idées. Un livre qui fleure bon l’océan, les dunes, l’aventure, la bonne humeur mais aussi le désenchantement. Une lecture agréable qui pêche malheureusement par de nombreuses répétitions. Dommage !

L’été de notre jeune narrateur s’annonce folklorique. Seul pour la première fois dans la maison de vacances familiale, il s’apprête à accueillir un ami original et peu recommandable nommé Ficelle. Un feu follet indomptable, un coup de vent, une rafale dévastatrice. Ficelle-le-rebelle : le genre qui a du bagout, qui énerve et qu’on envie. Autour de lui, notre narrateur gravite sagement, en bon spectateur qu’il est. Leur amitié ne s’explique pas : elle s’est d’emblée imposée comme une évidence. Depuis leur rencontre, ils partagent tout. C’est pour eux l’époque des premiers joints, des filles et des premières transgressions. L’inventivité débordante de ficelle et l’incapacité notoire à dire non de son ami laisse présager le pire…

Au début, les aventures rocambolesques des deux acolytes sont ensoleillées d’un humour subtil, d’une légère tendresse et d’un zeste de folie. Puis peu à peu, le récit se mâtine de malaise et fait émerger quelque chose de plus profond. La frontière entre amusement juvénile et dérive malsaine est très mince et Ficelle avance constamment en équilibre sur un fil tendu. Le duo jusqu’alors inséparable se disperse : l’un se passionne pour une mystérieuse tablette en bois provenant de l’île de pâques tandis que l’autre se perd dans d’autres sphères.
Jean-Luc Cattacin nous régale de son imagination foisonnante et la trame de départ de son récit est plutôt séduisante. Les nombreuses répétitions et l’emploi abusif de l’article de liaison « et » sont inexplicables tant le reste du récit est finement écrit, drolatique, tendre et piquant. C’est très surprenant et d’autant plus irritant que le talent de l’auteur est perceptible et incontestable. Bien que décevant sur ce point, ce récit de jeunesse offre un bon moment de lecture et prolonge plutôt bien l’été.

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